8+9+10+11+12, 龍, 水 [Edit 6]
Posted: Monday, 23/01/2012 Filed under: Blogosfera-Blogosphère, Historias_diversas-Histoires_variées, Juegos_literarios-Jeux_littéraires | Tags: Año Nuevo Chino, Cincuentenario, Cinquantenaire, 龍, Nouvelle Année Chinoise, 水 4 Comments »| Vos contributions sont publiées ici au fur et à mesure (voir le billet précédent pour les règles du jeu et les modalités d’envoi ; merci de votre participation !). Tous les textes e images suivants sont la propriété de leurs auteurs et sont reproduits ici, sauf mention contraire, sous une licence Creative Commons BY-NC-ND 3.0. | Vuestras contribuciones se van publicando aquí (ver el post anterior para las reglas del juego y las modalidades de envío; ¡gracias por participar!).Todos los textos e imágenes siguientes son la propiedad de sus autores y se reproducen aquí, salvo mención en contra, bajo una licencia Creative Commons BY-NC-ND 3.0. |
5.- L’année du dragon… par Gilsoub, 27/01/2012 (selon ce billet qu’il a publié sur son blog)
« Pablo, illustre blogueur et marathonien, à moins que ce ne soit le contraire, a décidé de fêter ses 50 ans cette année, pour l’an chinois du dragon. Certainement dans le but caché de péter le feu lors de ses prochaines courses ! Il n’en reste pas moins qu’il demande à ses amis blogueurs de lui écrire un petit texte ou proposer une petite photo pour marquer le coup ! voyez-vous cela, comme si l’on avait que cela à faire ? Hein ? Ah ben oui, pour un ami comme lui, en fait l’on a que cela à faire…
» Soyons honnêtes, notre ami Pablo, je ne l’ai croisé qu’une fois, à un vague kilomètre 29, au marathon de Paris, planant au-dessus du pavé, le sourire aux lèvres et une mystérieuse boisson rose à la main ! En plus, je n’étais pas le seul à l’attendre ! la moitié de ce que Paris compte de blogueurs, et surtout de blogueuses ! s’était donné rendez-vous là ! Il faut dire que le monsieur courait pour la bonne cause, il courait pour aider Mr Ziti, le fils d‘Otir, et son école américaine spécialisée dans la prise en charge de l’autisme. Chacun de nous avait acheté un kilomètre, que Pablo se dépêcha de parcourir. Bref tout cela pour dire que Pablo c’est aussi un coeur gros comme cela… en plus d’être endurant… le coeur…
» Heureusement, j’ai été le seul à réussir mes photos ! Donc à cette occasion j’en ressors une…
» Pour les autres photos, c’est là que cela se passe… ou là…
» et pis sinon, je laisse la parole à Marilyn :
» Comment cela tu n’es pas encore président ? »
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50, l’année du Dragon (appel à contributions) / 50, el año del Dragón (convocatoria de contribuciones)
Posted: Sunday, 22/01/2012 Filed under: Blogosfera-Blogosphère, Historias_diversas-Histoires_variées, Juegos_literarios-Jeux_littéraires, Maratón-Marathon | Tags: Año Nuevo Chino, Bruxelles, Cincuentenario, Cinquantenaire, Ixelles, Julio Cortázar, Kozlika, Nouvelle Année Chinoise 23 Comments »
Femme à vélo au Parc du Cinquantenaire / Mujer en bici en el Parque del Cincuentenario — Bruxelles, 2 oct 2011 (photo : Sportograf) (Click to zoom)
| Como Es decir, que si queréis participar en las celebraciones, escribís un texto sobre lo que os inspiran el número 50 y/o el año del Dragón (bien en la forma, imponiéndoos restricciones por ejemplo oulipianas, bien como tema… tenéis libertad completa). Podéis añadir también una pequeña explicación, en caso necesario, sobre el fondo o la forma del texto. Podéis también acompañar éste de una imagen si os da por ahí. O no. O a la inversa, podéis contribuir con una foto en lugar de un texto, pero en ese caso añadís un pie de imagen explicativo, tan prolijo como lo deseéis. Podéis enviar vuestros textos copiándolos en los comentarios a este post, aquí abajo; o enviármelos por mail a la dirección de contacto de este blog (newsolitude gmail com); para las fotos, podéis o bien enviármelas por mail, o bien darme un enlace (por ejemplo a flickr, a vuestro blog, etc.) en los comentarios… Tenéis hasta el 30 de enero para enviar vuestras contribuciones, que iré añadiendo al post siguiente, Os dejo con dos fotos tomadas en Bruselas la víspera de mi último maratón. (La víspera del maratón de París fui a visitar a Cortázar a Montparnasse; esta vez me acerqué a su casa natal). |
Comme C’est-à-dire, si vous voulez participer aux célébrations, vous écrivez un texte sur ce que vous inspirent le nombre 50 et/ou l’année du Dragon (soit dans la forme, en vous imposant des restrictions par exemple oulipiennes, soit comme sujet… vous avez complète liberté). Vous pouvez ajouter aussi une petite explication, si nécessaire, sur le fond ou la forme du texte. Vous pouvez aussi accompagner celui-ci d’une image si vous en avez envie. Ou pas. Ou à l’inverse, vous pouvez contribuer avec une photo au lieu d’un texte, mais dans ce cas vous ajoutez un pied d’image explicatif, aussi prolixe que vous le souhaitez. Vous pouvez envoyer vos textes en les recopiant dans les commentaires de ce billet, ci-dessous ; ou me les envoyer par mail à l’adresse de contact de ce blog (newsolitude gmail com) ; pour les photos, vous pouvez soit me les envoyer par mail, soit m’en donner un lien (par exemple sur flickr, sur votre blog, etc.) dans les commentaires… Vous avez jusqu’au 30 janvier pour envoyer vos contributions, que j’ajouterai au fur et mesure au billet suivant, Je vous laisse avec deux photos prises à Bruxelles la veille de mon dernier marathon. (La veille du marathon de Paris j’étais allé visiter Cortázar à Montparnasse ; cette fois, je suis allé à sa maison natale). |
Dans les nuages
Posted: Sunday, 16/10/2011 Filed under: Historias_diversas-Histoires_variées | Tags: Bruxelles, George Clooney, Julianne Moore, Marseille, Philippe Geluck, Up in the Air 16 Comments »Samedi soir, dans un avion
Je suis comme une version « cheap » de George Clooney dans « Up in the Air ». Au lieu de chemises bien repassées, j’ai une pile de T-shirts à 2 euros (noirs pour la plupart, mais quelques blancs aussi) que j’achète chez Décathlon (et que je ne repasse pas). Ce soir, c’est mon quatrième vol depuis 15 jours (pas autant que Georges Clooney, bien sûr, c’est pour cela aussi que c’est « cheap »), les deux premiers étaient des low-costs et les deux suivants, dont celui-ci, aux dépens des « miles » de ma compagne (gagnés durement grâce à ses nombreux voyages intercontinentaux). J’ai pris Madrid-Bruxelles, Bruxelles-Marseille, Marseille-Madrid et Madrid-Marseille : il m’en reste donc un retour à Madrid les prochains jours (soit en low-cost, soit par « miles », on verra bien). J’ai fait les trois premiers voyages à peu près avec le même bagage (sauf quelques livres qui restaient ou qui s’ajoutaient, ou de petits cadeaux ici ou là). Le quatrième aussi, d’ailleurs, parce que la dernière fois je suis resté moins de quarante-huit heures à Madrid et je n’avais pas défait la valise : et depuis le moment, ce matin, où j’ai appris que je devais aller à Marseille, je n’en ai pas eu le temps. Alors autant prendre à peu près les mêmes affaires : laisser le linge sale que je n’avais pas pu laver ou que je m’étais mis la veille, et une paire de chaussures de course (je n’ai pas de marathon à faire cette semaine, je n’en ai apporté donc qu’une paire au lieu de deux), ainsi que quelques livres de poche achetés en France ; et prendre une chemise de plus parce que les soirs sont plus froids, quelques chaussettes et des sous-vêtements, mes souliers de ville et ma veste noire (pour l’enterrement, qui finalement aura lieu mercredi), mes nouveaux livres de japonais (et les exercices de calligraphie que m’a donnés Françoise), des carnets de chinois, le film en dvd avec Julianne Moore qu’on n’avait pas fini l’autre soir. Le reste, tout pareil. Comme la routine au contrôle de sécurité de l’aéroport, sauf que cette fois c’était le « fast track » (un truc lié à la carte de fidélité « or-saphir » de ma compagne, je veux dire la carte de la compagnie aérienne qu’elle a utilisée le plus souvent ces derniers temps pour ses déplacements), un contrôle où il n’y a personne (surtout un samedi soir, où les hommes/femmes d’affaires ne voyagent pas, je suppose que c’est pour ça) et les gardes de sécurité te sourient au lieu de faire la gueule. De toute façon, j’y passe rapidement : pas de liquides ni dentifrice ni crème anti-frottements dans mon bagage à main, je veux dire dans mon sac à dos, où je mets mes clés mon téléphone mon porte-monnaie ma ceinture mes montres, et d’où j’extrais habilement mon netbook que je dépose dans un panier pour qu’il subisse les rayons X.
Ma fille a beaucoup apprécié le dernier livre du Chat de Geluck et les chocolats que je lui ai apportés de Belgique : moi aussi, d’ailleurs, aussi bien le Chat – un personnage que j’aime beaucoup depuis qu’une belge qui était de passage en Suisse m’en avait offert un album, il y a plus de vingt ans – que les chocolats. J’ai beaucoup aimé aussi toutes les bières belges qu’on m’a fait goûter à Bruxelles dès mon passage de la ligne d’arrivée du marathon (et les jours suivants). Et lorsque finalement, après quelques jours de temps doux et ensoleillé, la grisaille a récupéré les ciels de Bruxelles, cela ne m’a pas déplu. Tout cela démontre peut-être que mon cœur est devenu (ou qu’il était déjà, sans se manifester) un peu belge – enfin wallon, quoi.
Dimanche matin
Il fait un peu plus frais que la semaine dernière ; le ciel est clair ; pas de mistral. Ma tâche pour ce matin sera aider ma compagne à dresser une liste de gens qu’il faut appeler et, ensuite, prendre le téléphone et mon courage à deux mains pour leur communiquer brièvement que leur cousine, leur amie, leur ancienne voisine qu’ils avaient peut-être un peu oubliée ces dernières années est décédée hier (elle les avait aussi un peu oubliés, eux, mais dans son cas c’était à cause de son alzheimer ; en y réfléchissant bien, je me rends compte que son alzheimer à elle était peut-être aussi la cause de leur oubli à eux) : leur pourrir ainsi un peu leur matinée de dimanche, leur café leur croissant leur jus d’orange.
Une photo du marathon de Bruxelles [fr-es]
Posted: Friday, 7/10/2011 Filed under: Maratón-Marathon | Tags: Bruxelles, maratón, marathon, marathon de Bruxelles 10 Comments »Comme apéritif (mais apéritif de quoi ?), voici une photo prise pendant les premiers kilomètres du marathon de Bruxelles du 2 octobre dernier. Vous me reconnaîtrez sans doute, même vu de dos, aux couleurs de mon club, le rouge et le noir. (Crédit photo : Alain Buyck, sur le site du marathon). C’est pas beau, Bruxelles ?

Marathon de Bruxelles, 2 octobre 2011. © Alain Buyck. Photo publiée sur le site du marathon, http://www.brusselsmarathon.be/
Como aperitivo (pero aperitivo de qué), os dejo esta foto tomada en los primeros kilómetros del maratón de Bruselas del pasado 2 de octubre. Incluso de espalda, se me reconoce por los colores de mi club, rojo y negro. (Crédito de la fotografía: Alain Buyck, en la web del maratón). ¿A qué es bonito, Bruselas?
Bruxelles !
Posted: Saturday, 1/10/2011 Filed under: Historias_diversas-Histoires_variées, Maratón-Marathon | Tags: Bruxelles, le feuilleton de l'été, marathon, marathon de Bruxelles 13 Comments »Je suis arrivé hier à Bruxelles !! Parti de chez moi, à Madrid, un peu avant 5 heures du matin, arrivé à l’aéroport de Charleroi vers 9h, retrouvé Françoise à 11h05. Ça a été une très looongue journée pleine d’émotions. Après 10 semaines de préparation physique et mentale, je suis là. Comme pour un marathon, quoi. Ah, d’ailleurs je crois que je vous ai déjà dit, non ?, que je cours le marathon de Bruxelles demain dans la matinée, et qu’elle sera là, sur le parcours ? On est allés chercher le dossard l’après-midi et on s’est donné rendez-vous avec María J., la faiseuse de miracles ; on a passé ensuite la soirée ensemble et leurs (j’allais dire petits copains, mais non, c’est pas ça, on a plus l’âge) se sont joints à nous pour le souper. Aux pâtes, évidemment, demain c’est marathon.
Le feuilleton de l’été est devenu automnal, mais il fait un temps exceptionnellement beau et ensoleillé à Bruxelles, c’est l’été indien : le feuilleton continue, donc !
Et là où je suis, dans la commune d’Ixelles, est né Julio Cortázar en 1914, vous saviez ça ? Et qu’à sa maison natale il y a une plaque commémorative ? Et un monument à lui dans la place juste en face ? Et que j’irai le voir aujourd’hui avec Françoise ?
Oui, tout ça, et plein d’autres choses. Je vous en tiendrai (modérément) informés.
Semaine 5, séance 2 : 8 et 9 de pique [fr]
Posted: Saturday, 27/08/2011 Filed under: Maratón-Marathon, Naipes-Cartes_à_jouer | Tags: cartes, Marseille, Marsella, naipes 7 Comments »J’en étais à peu près au kilomètre 7 des 14 ou 15 que je comptais faire hier, j’avais très chaud, je me sentais fatigué… Alors je me suis mis à marcher, j’ai considéré sérieusement la possibilité d’abandonner et de reporter l’entraînement pour le lendemain. Et tout à coup, à moitié caché par des mauvaises herbes au bord du trottoir… un 8 de pique. Ça faisait des mois que je ne trouvais plus de carte à jouer dans la rue, je pensais que ça s’était arrêté. La veille j’en avais parlé justement à F. ; le matin, j’avais failli dire, dans la carte postale que j’ai envoyée à I., que je n’en trouvais plus, que c’était fini (mais je n’en avais pas eu la place).
J’ai suivi mon protocole personnel : photo avec mon téléphone portable avant de ramasser la carte ; mais juste avant d’écrire un sms à I. pour le lui communiquer, comme je fais souvent, je trouve quelques mètres plus loin le 9 de pique. Nouvelle photo, envoi du sms. Cette fois (par le passé je ne l’avais fait que rarement), j’ai marqué sur ma montre gps les coordonnées de l’endroit où j’ai trouvé les cartes. J’ai repris la course, la fatigue est disparue comme par magie, je me suis permis quelques kilomètres plus loin de courir à côté du tram en le dépassant pendant quelques mètres.
Après l’orage d’hier soir, il fait beaucoup plus frais aujourd’hui : c’est très agréable.
15 km en el Paraíso (15 km au Paradis) [es-fr]
Posted: Wednesday, 17/08/2011 Filed under: Carrera_de_fondo-Course_de_fond, Maratón-Marathon | Tags: maratón, marathon, paraíso, paradis 4 Comments »15 km en el Paraíso (15 km au Paradis) <— (enlace/lien)
A una media de 6:16 para acabar el último km en 5:02 y un subidón de adrenalina! Fue la primera sesión de entrenamiento de la cuarta semana de preparación para el maratón. (Hacer clic en el enlace de aquí arriba para ver los detalles en el sitio web de Garmin: recorrido, ritmos de carrera, etc.).
À une moyenne de 6:16 pour finir le dernier km à 5:02 et une belle montée d’adrénaline ! Ça a été la première séance d’entraînement de la quatrième semaine de préparation pour le marathon. (Cliquez sur le lien ci-dessus pour voir les détails sur le site de Garmin : parcours, allures de course, etc.).
Ego te absolvo [es]
Posted: Tuesday, 16/08/2011 Filed under: Carrera_de_fondo-Course_de_fond, Historias_diversas-Histoires_variées, Maratón-Marathon | Tags: Antonio López, confesionarios, el culebrón del verano, examen de conciencia, papa, pecados 8 Comments »Quizá si ella no hubiera intervenido decisivamente ayudándome a resolver el culebrón del verano, yo habría acabado encontrando otras vías para conseguirlo… o quizá no. El caso es que habíamos quedado en que la invitaría a unas cañas, para celebrarlo, a la primera ocasión que se presentara, y esto ocurrió el domingo pasado. Quedamos a correr a las 8h por un par de parques que me gustan,
nos tomamos un café, nos fuimos al centro a lo de las cañas, fuimos a ver la grandiosa exposición de Antonio López en el museo Thyssen y, después de comer, estuvimos Mariajesús y yo turisteando un poco por el paseo del Prado. (Y todo el tiempo hablando ambos sin parar).
En ésas, nos topamos con los montajes de gradas y escenarios que hay estos días por la ciudad con motivo de la visita del papa de Roma:
Y, comentando el circo de los 200 confesionarios en el Retiro, nos pusimos a hablar de religión (no en vano pasé todos los años de mi escolaridad primaria, y todos menos uno de la secundaria, en un colegio de frailes); y yo fantaseé un poco con la posibilidad de acercarme a uno de esos confesionarios del Retiro a ver qué pasaba. Y me puse a rememorar alguna de esas retahílas que había aprendido en el catecismo. Por ejemplo, las condiciones para una buena confesión: examen de conciencia, dolor de los pecados, propósito de enmienda, decir los pecados al confesor y cumplir la penitencia. Cuando me puse a hablar del examen de conciencia, fue idea de Mariajesús la de incluir también en el mismo pecados de corredor. Por ejemplo:
—Avemariapurísima.
—Sin pecado concebida.
—Padre, hace treinta y dos años que no me confieso. ¿Puedo confesarme primero de los pecados que he cometido más recientemente?
—Como tú desees, hijo mío.
—Pues padre, me acuso de haber incumplido esta semana dos veces mi plan de entrenamiento para el maratón de B…
—¿Cuándo es esa maratón, hijo mío?
—A primeros de octubre, padre.
—¿Y cuántas semanas llevas de tu plan de entrenamiento, hijo?
—Acabo de terminar la tercera, padre, aunque por los pecados que le comento, he tenido que desplazar la salida larga del domingo a este lunes.
—¿No estarás también pecando de soberbia y de desmedido optimismo, hijo mío? Sólo quedan siete semanas.
—No lo creo, padre; he realizado mi examen de conciencia con el máximo cuidado y con humildad, y saldré a correr el maratón sin esperar siquiera acercarme a mis mejores marcas… Estoy siguiendo un plan de nueve semanas y dispongo en total casi de diez para llevarlo a cabo: así que, por el momento, aún me sobra una semana menos un día, padre.
—Hummm, nueve semanas y media… No me gusta ese plazo, seguramente eres consciente de que pensar en ello puede hacerte caer en pecado mortal.
— ¿Contra el noveno mandamiento? ¿Por culpa de Kim Bassinger?
—Exacto, hijo mío.
—Hace mucho que no la veo actuar en una buena película, padre.
—Pero si hace treinta y dos años que no te confiesas, habrás incluido ese pecaminoso film del 86 en tu examen de conciencia…
—¿Por Mickey Rourke, o por la chica que me acompañó a verla y con la que pocos días después…?
—¿Cuántas veces, hijo mío?
(En fin, los curas, como siempre, tan atentos a esos detalles morbosos… El caso es que, como las colas de impetuosos jóvenes arreciarían sin duda ante los confesionarios del Retiro, habría que abreviar la confesión. Lo importante, en todo caso, serían el propósito de enmienda y el dolor de los pecados, y es evidente que un corredor que se precie, especialmente si ha sufrido largos años de educación judeocristiana, intentará no volver a saltarse un entrenamiento: pues cada vez que lo hace, acaba por embargarle un sentimiento de culpa que le sume en un amargo desconsuelo).
—Mira hijo, como penitencia te impongo tres series de 1000 m a 5:00 alrededor del Retiro para en cuanto salgas de aquí; y 12 series de 400 m a 1:50 para mañana cuando te acerques a la pista. Y ahora, hijo mío, ego te absolvo a peccatis tuis in nomine patris et filii et spiritus sancti.
—Amén.
—Que la paz del señor sea contigo.
En fin, el papa Benito viene por aquí en un par de días, y sus fieles seguidores se van a achicharrar con este calor más que yo ayer en mi salida de 25 km (iba con camiseta de tirantes sin haberme puesto crema solar y volví con los hombros y parte de los brazos moderadamente quemados por el sol). A ver si disfrutan de los rigores del infierno.
Marathonien vs. autobus (3ème semaine d’entraînement) [fr]
Posted: Friday, 12/08/2011 Filed under: Carrera_de_fondo-Course_de_fond, Historias_diversas-Histoires_variées, Maratón-Marathon | Tags: autobus, Bruxelles, Chema Martínez, entraînement, marathon, marathon de Bruxelles, marathonien, service public 6 Comments »Mercredi après-midi, je sors de chez moi en direction de l’arrêt du bus le plus proche ; tout en marchant, j’envoie un SMS avec le numéro de l’arrêt et celui de la ligne de bus à un service municipal qui te répond avec un autre SMS indiquant le temps d’attente à l’arrêt avant que le bus n’arrive : “Temps estimé d’arrivée : 2 minutes. Le suivant arrivera dans un délai supérieur à 20 minutes”. Je me mets à courir légèrement (en théorie, j’ai le temps). Je tourne la rue et je vois que le bus arrive ; je suis à deux mètres de l’arrêt et je fais signe au chauffeur du bus lorsque celui-ci passe par l’arrêt. Il me regarde, hésite, freine un peu, passe à coté de moi mais décide finalement de profiter du feu vert pour tourner à gauche et suivre son chemin… malgré mes cris et mes gestes d’impuissance.
Je me mets à courir derrière le bus, en tout désespoir de cause : je ne pense pas l’attraper à l’arrêt suivant (qui est à 364 m du précédent), mais je suis tellement furieux… ! Je le vois au loin qui s’arrête devant un feu rouge, j’accélère un peu et… voilà que le feu devient vert, le bus tourne à droite, se dirige à l’arrêt suivant et comme il n’y a personne qui attend (et personne qui descend du bus), il continue.
Il est trop loin. Je m’arrête essoufflé, la bouche sèche sous le soleil implacable de Madrid. Je vois que plus loin il y a un feu rouge devant lequel le bus devra s’arrêter. Je redémarre. Le feu vire au vert et le bus se dirige vers l’arrêt suivant (à 304 m du précédent et à 668 m du mien), où il y a une queue de passagers qui attendent et qui commencent à monter dans l’autobus. J’y vois une possibilité infime d’arriver avant que le dernier n’y monte et je fais un sprint final. Je monte dans le bus juste une seconde derrière le dernier passager et je m’exclame, devant le chauffeur incrédule :
Ça ne se fait pas, quand même… !
Passé le moment de surprise, le chauffeur se met à crier, à se justifier, à me dire que je n’étais pas à l’arrêt mais bien deux mètres au-delà… ; il me provoque, il m’insulte presque, pour que je perde les nerfs et pouvoir me mettre dehors, je crois. Je garde mon calme malgré tout, je téléphone à la compagnie municipale des autobus et ils me suggèrent de demander une feuille de réclamation au chauffeur, moment où celui-ci baisse le ton, commence à se calmer, essaye de m’expliquer, mais je lui dis que je ne veux plus me disputer — j’ai envie qu’il se taise, enfin. Je ne crois pas qu’on lui donnera un avertissement ou quoi que ce soit, mais au moins j’aurai manifesté par écrit mon mécontentement. Il s’agit d’un service public, quand même !
Ce n’est que ma troisième semaine de préparation pour le marathon de Bruxelles, mais je crois que je commence à être déjà un peu en forme.
P.S. Le champion espagnol de marathon, Chema Martínez, avait déjà battu un autobus municipal à Madrid, en septembre 2002, sur un trajet de 3 km ; mais je n’avais pas cet épisode en tête lorsque j’ai voulu rattraper mon bus : je voulais tout simplement exprimer ma rage devant ce type qui méprise d’une telle façon le public pour qui il travaille. La tête qu’il a fait en me voyant monter dans son autobus fut finalement ma suprême vengeance.
5 ans que je blogue [fr]
Posted: Wednesday, 3/08/2011 Filed under: Blogosfera-Blogosphère, Maratón-Marathon | Tags: 5 ans, champagne 13 Comments »Le jeudi 3 août 2006, j”ai écrit mon premier billet de blog, où j’evoquais mon premier marathon, que j’avais couru deux mois plus tôt. J’ai écrit ce blog (et son prédécesseur) par curiosité, des fois par besoin, parce que j’avais envie d’échanger quelque chose de moi avec les auteurs d’autres blogs que je lisais et qui me plaisaient, et sur lesquels je postais des commentaires. La blogosphère a été pour moi une découverte fondamentale ; un monde d’échanges et, des fois, de belles rencontres qui autrement, sans ce blog, n’auraient peut-être pas eu lieu.
En route pour mon douzième marathon, j’espère que dans les prochains mois, je remercie de tout mon coeur tous ceux qui avez contribué à cette aventure excitante.
Champagne.













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