NEW SOLITUDE NEWS

Wednesday, 2/07/2008

Junio-Julio / Juin-Juillet

Filed under: Historias_diversas-Histoires_variées, Skylines — Tags: , , , , — PabloNSN @ 11:40

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Lu 30/06/2008, 21:59 (530 K)

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Ma 01/07/2008, 21:59 (494 K)

Es la misma hora, pero anochece cada vez más pronto.

C’est la même heure, mais le soleil se couche de plus en plus tôt.

En el instante preciso de la primera foto, miles de personas seguían aclamando en las calles de Madrid a la selección española de fútbol. Me alegré de su triunfo del domingo, en la final de la Eurocopa, pero no acabo de entender esa euforia colectiva (atizada, bien es cierto, por los medios), esa necesidad de comunión en masa, de compartir una identidad común que consiste únicamente en mirarse en un éxito que pertenece a otros, a los protagonistas de aquellos días, Torres, Casillas, Xavi, Cesc, Villa, Iniesta, Senna… Es quizás una forma como otra cualquiera de entrar en una realidad onírica, de adentrarse en un espejismo en el que está permitido abrazarse con el prójimo, gritar y embriagarse juntos de alcohol y de irrealidad, sacudirse durante un momento una irremediable soledad. Algunos aprovechan para hablar de nacionalismo y llenarse la boca de patria y de banderas, pero quizás lo único importante es escapar de esa soledad y convencerse durante un instante de que se comparte un destino común con perfectos desconocidos. Ese instante en que se pone el sol y tomo la primera foto.

À l’instant précis de la première photo, des milliers de personnes continuaient d’acclamer dans les rues de Madrid la sélection espagnole de football. Je me suis réjoui de leur victoire, dimanche, en finale de l’Euro 2008, mais je n’arrive pas à comprendre cette euphorie collective (attisée, c’est sûr, par les médias), ce besoin de communion en masse, de partager une identité commune qui revient uniquement à se regarder dans un succès qui appartient à d’autres, aux protagonistes de ces jours-là, Torres, Casillas, Xavi, Cesc, Villa, Iniesta, Senna… C’est peut-être une façon comme une autre d’entrer dans une réalité onirique, de s’enfoncer dans un mirage où il est permis de serrer l’autre dans ses bras, de crier et de s’enivrer ensemble d’alcool et d’irréalité, de se débarrasser pendant un moment d’une irrémédiable solitude. Il y en a qui profitent pour parler de nationalisme et se remplir la bouche de patrie et de drapeaux, mais peut-être la seule chose importante est de s’échapper de cette solitude et de se convaincre, pendant un instant, qu’on partage un destin commun avec de parfaits inconnus. Cet instant où le soleil se couche et je prends la pemière des photos.

Photos © “New Solitude News”

Saturday, 28/06/2008

El extraño caso de “Lara Auster” / L’étrange affaire “Lara Auster”

Hablando de Paul Auster (a quien cité aquí el pasado día 21 a propósito de la película Smoke )…

No se me había ocurrido indagar en la vida privada de Paul Auster hasta el 17 de junio en que leí un texto de Gilda sobre él y su familia.

Paul Auster está casado con la escritora Siri Hustvedt, con quien tiene una hija, la actriz y cantante Sophie Auster, que actuó en la película La vida interior de Martin Frost dirigida por su padre.

En la Wikipedia, aparece esta foto de Paul Auster :

En parlant de Paul Auster (que j’ai cité ici le 21 juin dernier à propos du film Smoke )…

Je n’avais jamais songé à rechercher quoi que ce soit sur la vie privée de Paul Auster jusqu’au 17 juin dernier, où j’ai lu un texte de Gilda sur lui et sa famille.

Paul Auster est marié à l’écrivain Siri Hustvedt, avec qui ils ont une fille, l’actrice et chanteuse Sophie Auster, qui a joué dans le film La vie intérieure de Martin Frost, réalisé par son père.

Dans la Wikipédia, on trouve cette photo de Paul Auster :

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“Paul Auster, Olatz eta Lara” : Photo by Flickr user Auggie Tolosa, reproduced here under terms and conditions of a Creative Commons license

Según esta descripción de la Wikipedia (o Whiskypedia : a veces sus colaboradores parecen haber tomado excesivas cantidades del bebedizo de malta para redactar sus informaciones), esta foto representaría a “Paul Auster, Olatz y Lara Auster” (sic) el 23 de septiembre de 2007.

Me quedé tan pasmado por esta descripción que indagué brevemente en la colección de fotos del usuario Auggie Tolosa en Flickr. Deduje que Olatz era una admiradora de Paul Auster y que aprovechando que éste presidía el último festival de cine de San Sebastián, se acercó para fotografiarse con él y para que le firmara la edición española del libro de Auster La vida interior de Martin Frost , publicado por Anagrama y que se aprecia perfectamente en la fotografía. Y que Lara era más familia de Olatz o del autor o autora de la fotografía que de Paul, Siri y Sophie Auster.

Así me lo confirmó Auggie Tolosa en respuesta al comentario a la foto que le dejé en Flickr.

Resulta que Olatz y su amiga Leire abrieron una tienda de ropa en Tolosa (localidad a unos 30 km de San Sebastián), a la que llamaron Auggie , el 21 de septiembre de 2007. Como ellas mismas cuentan en su blog:

El nombre de la tienda, Auggie, lo sacamos del libro «Auggie Wren’s Christmas Story» de Paul Auster. Wayne Wang y Auster filmaron Smoke en [1995], allí Harvey Keitel interpretaba a Auggie Wren, un estanquero de Brooklyn con gancho para contar historias.

Necesitábamos un nombre para la tienda, eramos seguidoras de los libros de Paul Auster, se propuso este nombre y en eso quedó: Auggie.

La pequeña historia de la foto está contada en otro artículo de ese mismo blog, que confirma que Lara “Auster” es sobrina de Olatz.

Como dicen Olatz y Leire en el comentario de Flickr, la foto ilustra la entrada sobre Paul Auster, además de en la versión inglesa, también en las versiones turca, persa y finlandesa de la Wikipedia. En esta última, en el pie de la foto que aparece en el artículo mismo sobre Paul Auster, se lee… “Lara Auster” !!

Cuando publiqué el otro día la serie de fotografías que había hecho basándome vagamente en el personaje de Smoke , no había caído en la relación de la tienda de Olatz y Leire con este preciso personaje, ni recordaba que el largo plano secuencia con que se cierra la película no es sino el Cuento de Navidad de Auggie Wren que Harvey Keitel le narra a William Hurt. Como le dije en un comentario a Patidifusso, ¡estoy deseando volver a ver Smoke ! Ustedes, mientras tanto, vayan, si tienen la posibilidad, a Auggie en Tolosa.

D’après cette description de la Wikipédia (ou Whiskypédia : des fois on dirait que ses collaborateurs prennent, avant de rédiger leurs informations, des quantités excessives de la potion à base de malt), cette photo représenterait “Paul Auster, Olatz et Lara Auster” (sic) le 23 septembre 2007.

Je suis resté tellement stupéfié devant cette affirmation que j’ai fait une petite recherche dans la collection des photos de l’utilisateur Auggie Tolosa sur Flickr. J’en ai déduit qu’Olatz était une admiratrice de Paul Auster et qu’elle a profité du séjour de celui-ci à San Sébastien, où il a présidé le jury du festival de cinéma, pour s’approcher de lui et lui demander une photo ainsi qu’une dédicace sur son exemplaire de l’édition en espagnol de La vie intérieure de Martin Frost , publié ici chez Anagrama, qu’on apprécie très nettement sur la photo. Et que Lara devait faire partie de la famille d’Olatz ou de l’auteur de la photo plutôt que de celle de Paul, Siri et Sophie Auster.

Ça a été confirmé par la réponse que Auggie Tolosa a donnée au commentaire que je lui ai laissé sur Flickr.

Toujours est-il qu’Olatz et son amie Leire ont ouvert une boutique de mode à Tolosa (petite ville à une trentaine de kilomètres de San Sébastien), qu’elles ont appelée Auggie , le 21 septembre 2007. Comme le racontent elles-mêmes dans leur blog :

Nous avons tiré le nom de la boutique, Auggie, du livre « Auggie Wren’s Christmas Story » de Paul Auster. Wayne Wang et Auster on tourné Smoke en [1995], film où Harvey Keitel jouait le rôle d’Auggie Wren, un buraliste de Brooklyn très doué pour raconter des histoires.

Nous avions besoin d’un nom pour notre boutique, nous étions fans des bouquins de Paul Auster, ce nom a été proposé et c’est celui que nous avons choisi : Auggie.

La petite histoire de la photo est racontée à un autre billet de ce même blog, qui confirme que Lara “Auster” est la nièce d’Olatz.

Comme le soulignent Olatz et Leire dans leur commentaire sur Flickr, la photo qui illustre l’article sur Paul Auster apparaît non seulement dans la version anglaise de la Wikipédia, mais aussi dans les versions en turc, en persan et en finlandais. Sur cette dernière, la légende de la photo reproduite dans l’article lui-même porte la mention… “Lara Auster” !!

Quand j’ai publié ici, l’autre jour, ma série de photos, vaguement inspiré par le personnage de Smoke , je n’avais pas encore réalisé le rapport entre le nom de la boutique d’Olatz et Leire et ce personnage précis ; et je ne me souvenais pas non plus que le long plan-séquence avec lequel finit le film est justement Le Noël d’Auggie Wren raconté par Harvey Keitel à William Hurt. Comme je l’ai dit à Patidifusso dans un comm, j’ai vraiment hâte de revoir Smoke ! Pendant ce temps, je vous encourage, si vous avez le temps et la possibilité, à visiter Auggie à Tolosa.

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Auggie, la tienda — Auggie, la boutique
“Merkealdiak Auggien” : Photo by Flickr user Auggie Tolosa, reproduced here under terms and conditions of a Creative Commons license

Friday, 27/06/2008

Je me souviens d’Arconada

Je me souviens d’Arconada, le gardien de but de la sélection espagnole de football en 1984, et du but qui lui a marqué Platini au Parc des Princes de Paris en finale du Championnat d’Europe des nations. Je me souviens d’Elena, avec qui j’ai vu ce but dans un bar après un de nos derniers examens à la fac ; je me souviens de son odeur et du goût de ses baisers et du voyage que j’ai fait avec elle aux Asturies, et de son père qui nous a fait descendre dans la mine de charbon, 500 mètres sous terre.

J’espère me souvenir en 2032 de Casillas et de ses parades époustouflantes et de la victoire, pour une fois, de l’Espagne contre l’Allemagne en finale de l’Euro 2008, dimanche 29 juin prochain, jour de la St.-Paul.

Me acuerdo de Arconada, el portero de la selección española de fútbol en 1984, y del gol que le marcó Platini en el Parque de los Príncipes de París en la final del Campeonato Europeo de naciones. Me acuerdo de Elena, con quien vi ese gol en un bar tras uno de nuestros últimos exámenes en la fac; me acuerdo de su olor y del sabor de sus besos y del viaje que hice con ella a Asturias, y de su padre que nos bajó a la mina de carbón, a 500 metros bajo tierra.

Espero acordarme en 2032 de Casillas y de sus asombrosas paradas y de la  victoria, por una vez, de España contra Alemania en la final de la Eurocopa 2008, el domingo 29 de junio próximo, día de San Pablo.

Saturday, 21/06/2008

Le printemps dernier à M. / La primavera pasada en M.

Filed under: Cine-Cinéma, Skylines — Tags: , , , , — PabloNSN @ 18:36

Malgré le titre, ce billet est un hommage plutôt à Paul Auster et à Wayne Wang (1, 2) qu’à Alain Resnais. (Je n’ai pas réussi à prendre toutes les photos à la même heure, mais du moins à fixer le point de vue, comme on remarque au fur et à mesure que la série de photos avance).

Pese al título, este post es más un homenaje a Paul Auster y a Wayne Wang (1, 2) que a Alain Resnais. (No he conseguido tomar todas las fotos a la misma hora, pero sí he logrado fijar el punto de vista, como se aprecia a medida que avanza la serie de fotografías).

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Friday, 20/06/2008

Ciel ! / ¡Cielos!

Filed under: Astronomía-Astronomie, Skylines — Tags: , , , , — PabloNSN @ 13:09

C’est le solstice ! : cette nuit, à 23h59 UTC (01h59 du samedi 21 juin, heure officielle de Paris). Joyeuse nuit – et joyeux été – à tous !

¡Es el solsticio! : esta noche a las 23h59 UTC (01h59 del sábado 21 de junio, hora oficial de Madrid). Feliz noche –y feliz verano– a todos !

(Pour le fêter, voici quelques photos du ciel d’hier, déjà complètement estival. Dans le billet suivant, je mettrai d’autres photos de ce même ciel, prises pendant le dernier mois de ce printemps étrange qui nous abandonne aujourd’hui).

(Para celebrarlo, he aquí algunas fotos del cielo de ayer, ya completamente estival. En el post siguiente, pondré otras fotos de ese mismo cielo, tomadas durante el último mes de esta primavera extraña que nos abandona hoy).

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Tuesday, 17/06/2008

Yo también soy irlandés / Moi aussi, je suis irlandais

Ireland (NASA image)


Source: NASA. Image reproduced here under NASA copyright policy guidelines. Image reproduced courtesy Jacques Descloitres, MODIS Rapid Response Team at NASA GSFC. (Click on the image to view it in its original context).

No es que me haya inscrito en el maratón de Dublín (las únicas carreras para las que estoy inscrito de momento son los 10 km de Orgullo, el 5 de julio en Madrid, en el marco de las celebraciones del anteriormente conocido como día del orgullo gay; y los 20,308 km de la Clásica Internacional Marsella-Cassis, que organizan en el pueblo de mi mujé el 26 de octubre –un día antes del maratón de Dublín, lo que me imposibilita correr éste, ahora que caigo–).

No. Ocurre que los dirigentes políticos europeos (incluido el presidente del gobierno español, Rodríguez Zapatero) y analistas de muchos medios de comunicación se rasgan las vestiduras por el «no» de los irlandeses en el referéndum del pasado 12 de junio sobre el Tratado europeo de Lisboa de 2007.

Ocurre también que esta mañana me he despertado escuchando en la radio una ingeniosa idea de la inefable comisaria europea de telecomunicaciones, Viviane Reding, que pretende que para abaratar los servicios de telefonía móvil, está dispuesta a aceptar que los usuarios de móviles tengan que pagar por recibir llamadas. Esto y la lectura del artículo Bis repetita placent (con el que estoy básicamente de acuerdo) en el blog de Berlioz, Ma vie, mon oeuvre , al que he llegado por casualidad esta mañana, me han impulsado a escribir esta entrada.

Y es que, aprovechando que tengo un blog, voy a dejar algunas cosas bien claras para desahogarme un poco. La primera, que mi vocación europea y europeísta es (casi) un principio personal. Debo recordar con sonrojo que la campaña oficial en España para el Referéndum sobre el Tratado que establece una Constitución para Europa celebrado aquí el 20 de febrero de 2005 (y que tenía en España un carácter meramente consultivo) fue una manipulación acojonante que vendió (con bastante éxito) la idea de que si se votaba «no» al tratado, se estaba votando en contra de Europa. La falta de debate en profundidad fue desoladora. A pesar de todo, me leí el tratado y voté en contra con conocimiento de causa. Con una abstención impresionante (hubo un raquítico 42% de participación), el «sí» ganó en aquel referéndum con el 77% de los votos emitidos. Lo más humillante para mí fue que, en los días siguientes al referéndum, tuve que soportar con paciencia y estoicismo (smiley ) las más disparatadas interpretaciones de mi voto (así como de los 2.428.408 votos negativos restantes), y de mis intenciones ocultas , en los más variados medios de comunicación.

El referéndum en Francia (donde sí hubo un amplio debate con muchísimos más matices que en España) se celebró el 29 de mayo de 2005 y dio como resultado un 55% de votos negativos (sobre un 69% de participación), lo que junto al referéndum holandés (de 1 de junio de 2005, con el 62% de votos negativos sobre un 63% de participación), paralizó el tratado.

Con la lección aprendida sobre el peligro de las consultas populares, los gobernantes de nuestros 27 países se reunieron en Lisboa, pocos días después de que yo estuviera corriendo la maratón de aquella ciudad, para revisar lo menos posible el texto del anterior intento y dar a luz a un nuevo Tratado europeo, firmado el 13 de diciembre de 2007 en la capital portuguesa. Pero resulta que a nuestros dirigentes les ha salido un nuevo grano en el culo (con perdón), a saber, el rechazo en el referéndum de Irlanda (53% en contra, sobre un 53% de participación), el único país de la Unión con la obligación de someter la cuestión a consulta.

Me molestan y me irritan sobremanera las declaraciones del gobierno español (de Moratinos –el ministro de asuntos exteriores– así como del propio presidente Rodríguez Zapatero), en línea con las del presidente francés Nicolas Sarkozy, por ejemplo, en que afirman que no se puede detener en ningún caso el proceso de ratificación y que el voto negativo de 800.000 irlandeses no puede paralizar un tratado que apoyan (sic) 458 millones de europeos.

Pero me molesta mucho más que el gobierno español, que es de los pocos que sobre el papel son de izquierda, apoye sin embargo directivas europeas totalmente aberrantes como la llamada directiva de la vergüenza sobre la detención y la expulsión de extranjeros, que se vota mañana 18 de junio en el parlamento europeo; o que no se oponga con la suficiente contundencia (pese a las declaraciones gubernamentales, ¡España no ha votado en contra, sino que se ha limitado a abstenerse!) a la directiva sobre el tiempo de trabajo, que los ministros del ramo han fijado en ¡¡65 horas semanales!! (a la espera de su discusión en el europarlamento). (¿Estaremos volviendo a los oscuros tiempos que precedieron a las revoluciones industriales?)

Por otro lado, he llegado a escuchar a preclaros analistas (españoles) exigiendo a Irlanda que, si finalmente se opone frontalmente al tratado, devuelva las ayudas europeas recibidas durante estos últimos 35 años, porque supuestamente a lo que se oponen con ese «no» es a la solidaridad hacia los nuevos países miembros (o miembras ) que forman parte de la Unión y que son más pobres. Pero ¿y si ese «no» fuera simplemente una oposición a que se consagren la economía ultraliberal, «la destrucción de los servicios públicos, la desreglamentación comercial y la pérdida de control nacional», como destaca Berlioz en su post? (No estoy diciendo que todos los votos negativos se deban a eso, sólo lo apunto como posibilidad).

En ese sentido, como europeísta de izquierdas convencido, yo también me declaro irlandés. Quiero decir, que de haber sido irlandés, quizás habría votado en contra en el referéndum por todas esas razones, o por otras parecidas.

Y me apunto el maratón de la bellísima ciudad de Dublín para mi agenda de 2009. Y voy a ver si esta noche me tomo un Irish Coffee después de entrenar, ¡hala!

Non, je ne me suis pas inscrit au marathon de Dublin (les seules courses auxquelles je sois inscrit pour l’instant sont les 10 km de Fierté, le 5 juillet à Madrid, dans le cadre des célébrations de la fête précédemment connue comme Gay Pride ; et les 20,308 km de la Classique Internationale Marseille-Cassis, organisée dans le bled de ma moitié le 26 octobre – la veille du marathon de Dublin, ce qui rend impossible mon assistance à celui-ci, maintenant que j’y pense –).

Non. Ce qui se passe, c’est que les hommes et femmes politiques européens (y compris le président du gouvernement espagnol, Rodríguez Zapatero), ainsi que les analystes de plein de médias, s’arrachent les cheveux à cause du «non» des irlandais dans le référendum du 12 juin dernier sur le Traité de Lisbonne 2007.

Ce qui se passe, aussi, c’est que ce matin je me suis révéillé en écoutant à la radio une idée géniale de l’ineffable commissaire européenne chargée des télécomms, Viviane Reding, qui ne voit pas d’objection à ce que les utilisateurs des téléphones portables payent quand ils reçoivent un appel. Ceci, plus la lecture de l’article Bis repetita placent (avec lequel je suis essentiellement d’accord) sur le blog de Berlioz, Ma vie, mon oeuvre , auquel je suis arrivé par hasard ce matin, m’ont poussé à écrire ce billet.

C’est ça : je vais profiter du fait que j’ai un blog pour éclaircir certaines choses et pour me défouler un peu. Tout d’abord, ma vocation européenne et européiste est (presque) un principe personnel. Je dois rappeler non sans honte que la campagne officielle pour le Référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l’Europe qui a eu lieu ici le 20 février 2005 (et qui en Espagne n’était que consultatif) a été une manipulation affligeante qui a vendu (avec pas mal de succès) l’idée suivante : être contre le traité, c’est être contre l’Europe. Le manque d’un débat en profondeur a été désolant. Malgré tout, j’ai lu le traité et j’ai voté «non» en toute connaissance de cause. Avec une abstention impressionnante (la participation a été d’un maigre 42%), le «oui» l’a emporté avec un 77% des votes valides. Le plus humiliant pour moi a été, dans les jours qui ont suivi le référendum, de devoir supporter avec patience et stoïcisme (smiley ) les interprétations les plus loufoques de mon vote (ainsi que des autres 2.428.408 votes négatifs) et de mes intentions cachées , dans les médias les plus divers.

Le référendum en France (où il y a bien eu un débat d’idées avec beaucoup plus de nuances qu’en Espagne) a eu lieu le 29 mai 2005 et a donné 55% de votes négatifs (sur un 69% de participation) ; ceci ajouté au référendum hollandais (du 1er juin 2005), avec 62% de votes négatifs sur une participation de 63%), a stoppé le traité.

Une fois la leçon apprise (sur le danger des consultations populaires), les gouvernements de nos 27 pays se sont réunis à Lisbonne, quelques jours après ma participation au marathon de cette ville, pour réviser le moins possible le texte précédent et accoucher un nouveau Traité européen, signé le 13 décembre 2007 à la capitale portugaise. Toujours est-il que nos dirigeants ne s’attendaient pas trop à ce nouveau pépin, le refus en référendum (53% de votes contre, sur une participation de 53%) en Irlande, le seul pays obligé d’en faire un.

Ce qui m’a beaucoup énervé et gêné, ce sont les déclarations du gouvernement espagnol (du ministre des affaires étrangères, Moratinos, ainsi que du président Rodríguez Zapatero lui-même), dans la même ligne que le président français Nicolas Sarkozy, par exemple, où ils affirment qu’on ne peut arrêter en aucun cas le processus de ratification et que les votes négatifs de 800.000 irlandais ne peuvent stopper un traité soutenu (sic) par 458 millions d’européens.

Quelque chose qui me dérange encore davantage, c’est le fait que le gouvernement espagnol – un des rares en Europe qui soit de gauche, du moins en théorie – soutienne pourtant des directives européennes complètement abérrantes comme celle qu’on appelle la directive de la honte sur la rétention et l’expulsion des étrangers, qui sera votée demain 18 juin au parlement européen ; ou bien qu’il ne s’oppose pas fermement (malgré les déclarations gouvernementales, l’Espagne n’a pas voté contre : on s’est abstenu !) à la directive sur le temps de travail, que les ministres en la matière ont approuvé tout récemment et fixant sa durée hebdomadaire à… 65 heures !! (en attente de discussion à l’europarlement). (Serait-on en train de reculer aux temps obscurs qui ont précédé les révolutions industrielles ?)

D’un autre côté, j’ai eu le droit d’écouter d’illustres analystes hyper-illuminés (espagnols) exigeant à l’Irlande, si elle s’opposait définitivement au traité, de rendre toutes les aides européennes que le pays a reçues le long de ces dernières 35 années, parce que ceux qui ont voté «non» seraient en train de s’opposer à la solidarité de l’Union envers les nouveaux pays membres, les plus pauvres. Mais, et si ce «non» n’était qu’une opposition à ce que l’Europe ne consacre l’économie ultralibérale, «la destruction des services publiques, la dérèglementation commerciale, la perte de contrôle au niveau national», comme le dit si bien Berlioz dans son billet ? (Je ne suis pas en train d’affirmer que tous les votes négatifs le sont pour ces raisons : je ne fais que noter cela comme une possibilité parmi d’autres).

Dans ce sens, et comme européiste de gauche convaincu, je me déclare irlandais moi aussi. Je veux dire par là que si j’avais été irlandais, j’aurais peut-être voté «non» au référendum pour toutes ces raisons, ou pour d’autres raisons analogues.

Et pour mon programme 2009, je vais noter le marathon de la très belle ville de Dublin comme une sérieuse possibilité. Et je vais essayer de prendre un Irish Coffee après mon entraînement de ce soir. Voilà !

P.S. (20h14) Mes excuses aux lecteurs francophones qui sont passés par là avant que je n’aie pu compléter la version en français de ce billet. Et merci de leur visite !

Tuesday, 10/06/2008

Madrid 2016 - Contre / En contra

Logo Madrid 2016
Logo de Madrid 2016 tel qu’il apparaît sur le site officiel de la candidature
Logo de Madrid 2016 según figura en la página oficial de la candidatura

J’ai relu les commentaires (parce que j’ai bien pu récupérer ceux-ci) qu’a suscités en septembre mon post contre Madrid 2016 sur mon ancien blog – y compris les miens. Il y en a un que j’ai reçu des mois après (le 9 janvier) signés par un nommé “Espíritu Olímpico” (Esprit Olympique ) (je suppose que c’était l’auteur du blog homonyme (1) ), qui est probablement arrivé à mon blog à travers Google, qui le référençait assez bien (ce dont j’avais horreur) :

Voyons si j’y comprends un peu… Tu ne veux pas les Jeux Olympiques mais tu sais déjà à quelles épreuves tu assisterais si on nous en donne le siège… Comme c’est curieux.

Oui, je disais dans ces comms-là que si les J.O. avaient finalement lieu à Madrid, j’aimerais voir la finale des 1500m dans le stade olympique de La Peineta [pour des précisions sur ce stade et sur son nom, voir mon billet précédent ], qui se trouve à quelques 1500m de chez moi. Je n’y vois pas de contradiction, à vrai dire. Mais en y repensant, je doute même que j’aie envie de payer une somme énorme (combien ? 150 ou 200 euros d’aujourd’hui ?) pour assister en personne à ce spectacle (en espagnol j’ai utilisé de façon très subtile et avec une gracilité étonnante ;-) le futur du subjonctif – qui n’existe pas, hélas, en français – pour écrire la dernière phrase : je ne sais pas comment faire pour obtenir le même résultat en français – est-ce que vous avez des idées ?).

Je me souviens vaguement d’avoir dit aussi que Madrid était une ville provinciale et raciste, car je la comparais sans doute, de façon subconsciente, avec Barcelone, que j’ai toujours considérée une ville cosmopolite et ouverte. Mais vu ce qu’il est arrivé hier dans les stations de service de la ville catalane (où les gens ont raflé les stocks de combustible par peur d’un proche désapprovisionnement à cause de la grève des routiers), je suppose qu’il ne doit pas y avoir beaucoup de différences entre Barcelone et le reste des villes de ces deux espagnes (y compris Madrid) dont parle Spanjaard dans son billet du jour. Et je ne crois pas non plus (mais j’avais déjà rectifié à l’époque) que Madrid soit aussi provinciale ou raciste que je ne prétendais. En fait, c’est une ville capable de se montrer solidaire d’une façon vraiment touchante, comme lors des attentats dans les trains du 11 mars 2004, ainsi que pendant les longues journées qui ont suivi.

Mais ni cette face aimable ni toutes les qualités vantées par Mayayo dans son billet ne justifient, à mon avis, le montage à Madrid de ce grand théâtre que suppose l’organisation des Jeux Olympiques, vraiment.

D’après les sondages, je ferais partie de cette minorité de madrilènes ne soutenant pas la candidature pour les J.O. Pour commencer, je ne crois pas que ce soit une occasion pour une transformation radicale comme celle subie par Barcelone lors des Jeux de 1992. Et même si c’en était une, ce serait à quel prix ?, combien d’années d’endettement (qu’il faudrait ajouter à l’endettement dérivé des travaux pharaoniques entrepris par notre maire Ruiz Gallardón, y compris le polémique enterrement de l’ M-30, le premier périphérique qui cercle la ville) aux dépens de nos impôts, bien entendu, faudrait-il prévoir ? Il y a d’autres façons de favoriser le développement urbanistique rationnel de cette ville et de sa région, étouffées par les voitures, les périphériques (et les péri-périphériques), la spéculation immobilière et la privatisation galopante des services publics (santé, éducation, transports…) : l’organisation des Jeux Olympiques ne ferait que contribuer à tous ces facteurs d’asphyxie urbanistique et ne profiterait qu’à ceux de toujours, au détriment de ceux de toujours (prière ne pas confondre les premiers ceux-de-toujours avec les seconds ! ;-) ).

Les Jeux Olympiques ne sont jamais seulement un enjeu sportif. Il y a toujours d’autres enjeux et économiques et politiques. On l’a vu à propos des J.O. de Pékin/Beijing de cette année. On a décerné les Jeux à la Chine pour des raisons économiques et politiques, sous des conditions économiques et politiques. Je trouve étonnante la naïveté de ceux qui s’insurgent des protestations contre la politique de la Chine (à l’égard du Tibet ou des attentats aux droits de l’homme) au passage de la flamme olympique ou devant l’imminence des Jeux, en allégant qu’on ne peut pas mélanger le sport à la politique. Bien sûr qu’on peut. On doit. C’est la nature même du mouvement olympique : la politique. (À propos, j’ai couru le marathon de Paris, la veille du passage de la flamme olympique, avec un autocollant allusif au piétinement des droits de l’homme en Chine et au Tibet).

Les hommes et femmes politiques nous promettent que les Jeux apporteront à Madrid des emplois (qui ne seront que temporaires), une promotion “inégalable” de la ville (une publicité trop chère dont Madrid n’a pas besoin) et des infrastructures qui seront restituées aux citoyens à la fin des Jeux (comme le stade olympique, fermé d’ailleurs depuis 2005 pour cause de travaux, qui deviendra bientôt le stade de football d’un club privé, l’Atlético de Madrid). (Est-ce que quelqu’un se souvient encore du cynodrome converti en vélodrome qui n’a jamais été utilisé en tant que tel, et qui est devenu finalement un terrain de foot de plus, sans piste d’athlétisme autour comme d’hab ? Ah, mais ça n’a sans doute aucune importance, puisqu’il est situé à Carabanchel, ce quartier ouvrier du sud de Madrid…).

He estado releyendo los comentarios (porque ésos sí que he podido recuperarlos) que suscitó mi post de septiembre contra Madrid 2016 en el otro blog, incluidos los míos. Hay uno que recibí meses después (el 9 de enero) de un tal “Espíritu Olímpico” (supongo que era el autor del blog homónimo (1) ), quien llegaría probablemente a mi blog a través de Google, donde estaba muy bien posicionado (cosa que me horrorizaba):

A ver, para que me aclare… No quieres los Juegos Olímpicos pero ya sabes a qué pruebas quieres ir si nos dan la sede… Qué cosas.

Sí, porque en los comentarios dije que si se celebraban los JJ.OO. en Madrid, me gustaría ir a la final de los 1500m en el estadio olímpico de la Peineta (que se encuentra a unos 1500m de mi casa). Yo no veo la contradicción, la verdad. Pero pensándolo un poco, dudo siquiera de que me apeteciere pagar una enormidad (¿cuánto?: ¿150 ó 200 euros de los de hoy?) por asistir en persona a ese espectáculo (obsérvese la sutileza con que uso el futuro de subjuntivo).

También creo recordar haber dicho que Madrid era una ciudad provinciana y racista, pues sin duda estaba entonces comparándola, en mi subconsciente, con Barcelona, a la que siempre he tenido por cosmopolita y abierta. Aunque visto lo sucedido ayer en las gasolineras de la ciudad catalana (donde la gente ha arramblado con casi todas las existencias por temor a un futuro desabastecimiento provocado por la huelga de camioneros), supongo que Barcelona no se debe de diferenciar mucho de cualquier ciudad de esas dos españas (incluida Madrid) de que habla Spanjaard en su artículo de hoy. Y tampoco creo, como ya rectifiqué en su momento, que Madrid sea tan provinciana ni racista como afirmé entonces. Es más, es una ciudad capaz de mostrarse emocionantemente solidaria, como en los momentos y en los días que sucedieron a la tragedia de los atentados del 11 de marzo de 2004 en los trenes y estaciones de cercanías.

Pero ni esa cara amable ni todas las cualidades que alaba Mayayo en su post justifican, creo, todo el montaje para la celebración de unos Juegos Olímpicos aquí, la verdad.

Según las encuestas, formo parte de esa minoría (¿incívica?) de madrileños que no apoyan los Juegos. Para empezar, no creo en los Juegos como oportunidad para una transformación radical de Madrid como la que supusieron los JJ.OO. del 92 para Barcelona. Y aunque lo fuera, ¿sería a qué precio?, ¿al de cuántos años de endeudamiento (que habrían de sumarse a los de las faraónicas obras ejecutadas por el alcalde Ruiz Gallardón, como ese polémico enterramiento de la M-30) a costa de nuestros impuestos? Hay otras formas de fomentar un desarrollo urbanístico racional de una ciudad y de una Comunidad Autónoma como ésta, asfixiada por los coches, las autopistas de circunvalación (y de circun-circunvalación), la especulación inmobiliaria y la privatización galopante de los servicios públicos (sanidad, educación, transportes…): la organización de unos Juegos Olímpicos no haría sino contribuir a todos esos factores de asfixia, favoreciendo a los de siempre y en detrimento de los de siempre (obsérvese que los primeros los-de-siempre citados no son, evidentemente ;-) , los mismos que los segundos).

Los Juegos Olímpicos nunca son sólo una apuesta deportiva. Son sobre todo una apuesta económica y política. Lo estamos viendo a propósito de los Juegos de Pekín/Beijing de este año. Se concedieron por razones económicas y políticas, con condiciones económicas y políticas, y sorprenden por su ingenuidad quienes se mesan los cabellos por que se proteste contra la política china (ya sea por la intervención en Tíbet o por sus flagrantes atentados contra los derechos humanos) aprovechando el viaje de la llama olímpica o la inminencia de la celebración de los Juegos, aduciendo que no se debe mezclar lo deportivo con lo político. Se debe, por la misma naturaleza del movimiento olímpico. (Por cierto, la víspera del paso de la llama olímpica por París, corrí el maratón con una pegatina alusiva al pisoteo de los derechos humanos en China y Tíbet).

Los políticos prometen, con los Juegos, puestos de trabajo (que serán sólo temporales, por mucho que duren sus preparativos), una promoción “inigualable” de la imagen de Madrid (una muy cara publicidad que a mi entender mi ciudad no necesita) e infraestructuras que acabados los Juegos serán “para disfrute de la ciudadanía” (¿como el estadio olímpico, cerrado por cierto por obras desde 2005, que pasará a ser pronto el estadio de fútbol de una entidad privada, el club Atlético de Madrid?). (¿Alguien se acuerda del canódromo reconvertido en velódromo que nunca se utilizó y que acabó siendo también un campo de fútbol, sin pista de atletismo por supuesto, como es habitual? Bah, está en Carabanchel, ese barrio obrero del sur…).

Je voudrais remarquer enfin que je suis très sensible aux arguments en faveur de la candidature olympique de Madrid et j’aime beaucoup les écouter tous (je reconnais que la plupart sont incontestables et qu’il y en a même qui m’émeuvent). Or, la candidature de Madrid 2016 est lestée par un problème insurmontable. Je ne parle pas du fait que les J.O. de 2012 vont avoir lieu à Londres et que la tradition olympique veut qu’il n’y ait pas deux olympiades successives au même continent. Non. Je parle de cet affreux logo que j’ai mis à l’en-tête de ce billet, cette main ouverte avec la paume dirigée vers l’observateur. D’après mon manuel Assimil Le Grec de poche (2) :

La main ouverte avec la paume dirigée vers quelqu’un est une insulte en grec : μουντζώνο [moudzono] signifie faire ce geste insultant. L’exclamation πάρε πέντε [pare pende] (”prends-en-cinq”, sous-entendu : “doigts”) peut accompagner le geste. Si un automobiliste a manqué de vous écraser et que vous faites ce signe, il comprendra très bien que vous êtes mécontent(e) ! Il faut savoir que cette “insulte muette” est très forte, aussi ne l’employez pas à tort et à travers.

Aïe, quelle gaffe énorme ! car… n’est-ce pas en Grèce où réside la flamme olympique éternelle ?

En fin, conste que soy muy sensible a los argumentos a favor de la candidatura olímpica de Madrid y me gusta escucharlos todos (reconozco que la mayoría son incontrovertibles y algunos hasta me conmueven). Ahora bien, la candidatura de Madrid 2016 tiene un lastre insuperable, y no me refiero al hecho de que los Juegos de 2012 se celebren en Londres y que la tradición olímpica quiera que no haya dos olimpíadas seguidas en el mismo continente. No. Me refiero a ese horror de logotipo con que he encabezado este post, esa mano abierta con la palma dirigida hacia el observador. Según mi manual de Assimil El Griego de bolsillo (2):

La mano abierta con la palma dirigida hacia alguien es un insulto en griego: μουντζώνο [moudzono] significa hacer este gesto insultante. La exclamación πάρε πέντε [pare pende] (”toma estos cinco”, sobreentendido: “dedos”) puede acompañar al gesto. Si un automovilista ha estado a punto de atropellarle y vd. le hace este signo, ¡a buen seguro entenderá que está usted descontento(a)! Hay que saber que este “insulto mudo” es muy fuerte, así que no vaya empleándolo por ahí a diestro y siniestro.

¡Ay, qué gran error!, pues… ¿no era en Grecia donde residía la llama olímpica eterna?


(1) Je mets explicitement le lien seulement pour l’encourager à intervenir de nouveau dans ce débat ;-)

(2) “Le Grec de poche” ( ISBN 2-7005-0224-8 ; x+158 p. ), d’après Karin Spitzing, adaptation française de Katerina Kedra-Blayo ; Assimil, Chennevières-sur-Marne (2004), p.35

Ajout du mercredi 11 juin. La version française du site officiel de Madrid 2016 est lamentable. Mon français est loin d’être parfait, mais celui de ce site est digne d’un étudiant hispanophone de deuxième année (ou de Babelfish).


(1) Pongo aquí explícitamente este enlace sólo para animarle a intervenir de nuevo en este debate ;-)

(2) “Le Grec de poche” ( ISBN 2-7005-0224-8 ; x+158 p. ), d’après Karin Spitzing, adaptation française de Katerina Kedra-Blayo ; Assimil, Chennevières-sur-Marne (2004), p.35

Añadido del miércoles 11 de junio. La versión francesa de la web oficial de Madrid 2016 es lamentable. Mi francés dista mucho de ser perfecto, pero el de esa web es digno de un estudiante hispanoparlante de segundo año (o de Babelfish).

Monday, 9/06/2008

Madrid 2016 - Pour ou contre ? / ¿A favor o en contra?

Gran V�a
Gran Vía de Madrid, 04/06/2008 - © Photo : “New Solitude News”
Affiches annonçant la journée du sport (15 juin) pour soutenir la candidature olympique de Madrid
Anuncios del día del deporte (15 de junio) para apoyar la candidatura olímpica de Madrid

Ces derniers jours, dans l’échange de mails entre plusieurs blogrunners qu’on maintient à la suite de l’affaire Najat , on a commenté le dernier et lamentable éditorial que Martín Modestie À Part Fiz a écrit dans Coureurs du monde (traduction de Santi Palillo du titre anglais du magazine Le monde des coureurs ). Dans les commentaires qu’on a échangés, plusieurs d’entre nous avons évoqué la candidature olympique de Madrid 2016. Comme vous le savez peut-être déjà, celle-ci a été officiellement acceptée par le Comité International Olympique le 4 juin dernier, à côté de Chicago, Rio de Janeiro et Tokyo.

C’est alors que Mayayo nous a proposé ce qu’il a nommé le Jeu de La Peineta (*) Olympique : il s’agit de publier, chacun sur son blog, un billet en donnant des raisons pour ou contre la candidature olympique de Madrid pour les JO de 2016. Mayayo lui-même a inauguré le jeu en publiant un billet intitulé “Madrid Olympique”. Take 2 où il donne, selon ses propres mots, 27 raisons, aussi subjectives les unes que les autres, pour que ce grand village de La Mancha devienne une métropole olympique.

Nous proposons donc à tous ceux qui voudront jouer ce jeu, qu’il soient ou non madrilènes ou coureurs, hispanophones, francophones ou parlant n’importe quelle langue, d’exprimer leurs positions sur leurs blogs (auquel cas, ils peuvent envoyer, s’ils le désirent, un rétrolien ou “trackback” à l’adresse de trackback de ce post, ou bien laisser un commentaire ici même avec les URL’s de leurs billets ; si vous n’avez pas de blog, ou que vous ne voulez pas le faire sur le vôtre, vous pouvez exprimer votre point de vue, de la façon que vous voudrez, dans les commentaires ci-dessous, ainsi qu’intervenir au fur et à mesure dans toutes les discussions qui se dérouleront sur les blogs à ce sujet…).

Le 26 septembre 2007, dans la version précédente de ce blog, j’avais écrit un billet intitulé Mon plaidoyer contre la candidature olympique de Madrid 2016 (que je n’ai pu récupérer ni de Google Reader ni sur l’Internet Archive Wayback Machine). Ma position à ce propos n’a pas changé depuis et je vais la résumer à nouveau dans le billet suivant.

Estos días pasados, en el intercambio de mails que mantenemos entre varios blogrunners tras el caso Najat , comentábamos el último e impresentable editorial que Martín Modestia Aparte Fiz (como le llamó Santi Palillo) escribió en el número de junio de Corredores del Mundo (como traduce el propio Santi el título en inglés de la revista Mundo de los Corredores ). Y en comentarios de algunos de nosotros, surgió de nuevo el tema de Madrid 2016. Como sabéis, la ciudad fue declarada, el pasado 4 de junio, candidata oficial a organizar los JJ.OO. de ese año, junto a Chicago, Río de Janeiro y Tokyo.

Tras esos comentarios, Mayayo nos propuso lo que ha denominado el Juego de La Peineta (*) Olímpica : se trata de que cada uno escriba en su blog un post sobre el tema de “Madrid Olímpica” con sus razones a favor o en contra de la candidatura de la ciudad. Él mismo ha abierto el juego en su post “Madrid Olímpica”. Toma 2ª en el que da 27 razones, todas absolutamente subjetivas, para que el poblachón manchego pase a metrópoli olímpica , según sus palabras.

Todo el que quiera, sea o no madrileño o corredor, sea hispanoparlante o francófono o hable cualquier otro idioma, está invitado a expresar su postura en su blog (en ese caso, puede enviar, si lo desea, un “trackback” a la dirección de trackback de este post o dejar un comentario aquí mismo con la URL de su post; y si no tiene blog, o si no quiere hacerlo en el suyo, puede explayarse todo lo que quiera sobre el asunto aquí abajo, en los comentarios, aparte de intervenir, cuando le parezca, en los blogs que vayan tratando el tema).

El 26 de septiembre de 2007, en la anterior versión de este blog, escribí una entrada titulada Mi alegato en contra de la candidatura olímpica de Madrid 2016 (que no he podido rescatar ni de Google Reader ni, por los pelos, de la Internet Archive Wayback Machine). Mi postura no ha cambiado desde entonces y volveré a resumirla en el próximo artículo.


(*) La Peineta : futur (?) stade olympique, dont la forme actuelle rappelerait une peineta (’peigne de mantille’)


(*) La Peineta : futuro (?) estadio olímpico, cuya forma actual recuerda vagamente a una peineta (de mantilla)

Thursday, 5/06/2008

[Feria del Libro de Madrid] Espejos. Instrucciones para salvar el mundo / Miroirs. Consignes pour sauver le monde

© All Photos : “New Solitude News”

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La primera foto, tomada en el metro, es del cartel de la Feria del Libro de Madrid 2008. La segunda es una panorámica de la Feria (Paseo de Coches del parque del Retiro), el pasado sábado
La première photo, prise dans le métro, c’est l’affiche de la Feria del Libro (’salon du livre’) de Madrid 2008. La deuxième, une panoramique de la Feria (Paseo de Coches, parc du Rétiro), samedi dernier

El sábado tenía una misión. Desde el 9 de mayo en que le escuché en Radio Nacional, sabía que el escritor uruguayo Eduardo Galeano llevaba unas semanas en España presentando su libro Espejos. Una historia casi universal , publicado por la editorial Siglo XXI, que vendría a Madrid a final de mes y que firmaría en la Feria del Libro de esta ciudad. Aquel mismo día, escribí a Anta[gonisme] (de los blogs Parisienne exilée y Un remède à la mélancolie) para decirle que trataría de ir, ya que desde hacía varios meses tenía ganas de preguntarle al escritor a propósito de un recuerdo de Anta. Ésta me respondió al día siguiente:

¡¡¡Ay!!! Venga, pregúntale, sería increíble. No consigo acordarme si oí ‘Eduardo Galeano’ o si, con el tiempo, he “reajustado” mi recuerdo, ¿entiendes? (…) Me parece que yo tenía 13 años, pero ya no estoy segura. ¿Sabes qué? Escribir este recuerdo me lo ha hecho olvidar. (…) Mira, ¡¡¡háblale de ello, porfa!!! (…)

Antes de proseguir mi historia, conviene quizás poner en antecedentes al lector. Reproduzco, pues, a continuación los dos textos de Anta (magníficamente escritos) que se refieren a aquel recuerdo; textos que me imprimí antes de salir de casa el sábado pasado para llevar conmigo a la Feria del Libro del Retiro, adonde me dirigí con mi atuendo de corredor (zapas, malla larga, camiseta de manga corta, gorra, gafas de sol y una mochilita a la espalda).

Samedi, j’avais une mission. Depuis le 9 mai où je l’ai entendu à la radio publique, je savais que l’écrivain uruguayen Eduardo Galeano était en Espagne depuis quelques semaines en train de faire la promotion pour son livre Miroirs. Une histoire presque universelle , publié par Siglo XXI (une maison d’édition), qu’il viendrait à Madrid à la fin du mois et qu’il serait, pour une séance de dédicaces, à la Feria del Libro (le salon du livre de la ville). Ce jour-là même, j’ai écrit à Anta[gonisme] (des blogs Parisienne exilée et Un remède à la mélancolie) pour lui annoncer que j’essayerais d’y aller, étant donné que depuis plusieurs mois j’avais envie de demander à l’écrivain à propos d’un souvenir d’Anta. Celle-ci m’a répondu le lendemain :

Aïe !!! vas-y, demande-lui, ce serait incroyable. Je n’arrive pas à me souvenir si c’est ‘Eduardo Galeano’ que j’ai entendu, ou si, avec le temps, j’ai “réajusté” le souvenir, tu comprends ? (…) Il me semble que j’avais 13 ans, mais je ne suis plus sûre. Tu sais quoi ? Écrire ce souvenir me l’a fait oublier. (…) Écoute, parle lui en, s’il te plait !!! (…)

Avant de continuer avec mon histoire, il faudrait peut-être mettre le lecteur au courant. Je reproduis donc ci-dessous les deux textes (magnifiquement écrits) d’Anta qui se rapportent à ce souvenir ; des textes que j’ai imprimés avant de sortir de chez moi samedi dernier pour les apporter à la Feria del Libro au parc du Rétiro, vers où je me suis dirigé habillé en coureur (chaussures de course, collant, tee-shirt, casquette, lunettes de soleil et un petit sac à dos).

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(more…)

Thursday, 29/05/2008

[Najat Tijani] 25/05/08 : III Carrera Popular Trofeo AVT (10km), 2

( Viene del post precedente )

( Suite du billet précédent )

Najat Tijani - Gracias

No había corrido hasta ahora, en estos dos años, ninguna prueba sin dorsal oficial, sin estar previamente inscrito. Pero el viernes pasado hablé por teléfono con Ismael, el marido de Najat, y le dije que vendría. Los organizadores de esta carrera, como anuncié aquí el otro día, habían tomado la iniciativa de tributar un homenaje a la memoria de Najat. Antes de salir de casa el domingo, me imprimí los dos dorsales “en recuerdo de Najat Tijani” que había estado preparando la noche anterior. Los plastifiqué con cinta adhesiva y los prendí con imperdibles en la camiseta que iba a estrenar en esta carrera, la que me gané en el maratón de Madrid.Cuando llegué a Moratalaz, me compré una botella de agua en una churrería. Luego, estuve intentando localizar, sin éxito, a Ismael o a Abelardo en el polideportivo y en la salida. Hacia las nueve y media me puse a calentar y procedí a mis estiramientos rituales. En algún momento, me quité el cortavientos y me lo até a la cintura. Corriendo así, arriba y abajo en torno a la línea de salida, notaba que los corredores que se cruzaban conmigo miraban mis dorsales con respeto. Los organizadores repartían hojas con la imagen de Najat y el lema “Siempre correrás con nosotros”. Los chicos del club de la AVT que iban a participar en estos 10km se hacían una foto mostrando esa hoja a la cámara. Me acerqué a ellos y les pedí que me dejaran fotografiarme con ellos. Si alguna vez había tenido alguna reticencia hacia esta carrera debido a las siglas bajo las que se organizaba, se me desvanecieron por completo en ese instante.

Pregunté a tres chicas que corrían juntas si alguna de ellas era Carmencita Whitepower, que me había dicho en su blog: “nos vemos en la AVT”. (Yo siempre me tomo estas cosas literalmente). Sólo unos minutos después, cuando me disponía a tomar posiciones detrás de la línea de salida, la reconocí finalmente por sus pantalones rojos. Hablamos un poco, ella, sus amigos y yo. Llevaban lazos negros. De repente, un minuto de silencio por Najat. Un gran número de corredores alzaba sus brazos con las hojas que recordaban a Najat. ¿Emocionante? Mucho. Pistoletazo de salida. Una carrera agradable, con muchas subidas y bajadas; pero agradable. Me instalé en un ritmo tranquilo que resultó ser de 5′30″ por km y que mantuve hasta el final. Hablé con algunos corredores, eventuales compañeros de camino; y me volví a encontrar con Whitepower, a quien fui dando la lata durante algunos kilómetros con mi conversación anodina.

En algún momento de la carrera, tuve la impresión de que de verdad Najat corría a mi lado. No era una alucinación, ni es sólo literatura: se trataba de una sensación muy potente. Duró un centenar de metros.

Entré en el polideportivo, en cuya pista se corrían los últimos 250. Al pasar por meta, señalé con mi mano izquierda la imagen de Najat en mi dorsal delantero y levanté la derecha hacia el cielo, azul y soleado en ese instante. Un gesto como cualquier otro: tampoco estoy seguro de que nadie reparara en él, ni era mi intención. Cosas que uno hace porque sí.

Ces deux dernières années, jusqu’à présent, je n’avais jamais couru une épreuve sans dossard officiel, sans y être inscrit auparavant. Mais vendredi dernier j’avais eu Ismael, le mari de Najat, au téléphone, et je lui avais promis que je viendrais. Les organisateurs de cette course, comme je l’ai dit l’autre jour ici, avaient décidé de rendre un hommage à la mémoire de Najat. Avant de sortir de chez moi, ce dimanche, j’ai imprimé donc les deux dossards “en souvenir de Najat” que j’avais préparés la veille. Je les ai plastifiés à l’aide de ruban adhésif et je les ai attachés à l’aide d’epingles de nourrice à mon maillot, que j’allais utiliser pour la première fois dès que je l’avais gagné fin avril au marathon de Madrid. Quand je suis arrivé à Moratalaz (le quartier où la course avait lieu), je me suis acheté une bouteille d’eau et j’ai essayé de retrouver, sans succès, Ismael ou Abelardo près de la ligne de départ. À neuf heures et demie, j’ai commencé mes rituels d’échauffement et d’étirements. À un moment donné, j’ai enlevé mon coupe-vent et je l’ai attaché à la ceinture. En courant comme ça, sur la chaussée, autour de la ligne de départ, j’ai remarqué que tous les coureurs que je croisais regardaient mes dossards très respectueusement. Les organisateurs ont distribué des feuilles avec l’image de Najat et ce texte : “Tu courras toujours avec nous”. Les gars du club de l’AVT qui allaient participer à ces 10km se faisaient photographier en montrant cette feuille. Je leur ai demandé si je pouvais me joindre à eux. Si à un moment donné j’ai eu des réticences envers cette course, à cause des sigles sous lesquels elle est organisée, celles-ci se sont évanouies complètement à cet instant-là.

J’ai demandé à trois filles qui couraient ensemble si l’une d’entre elles était Carmencita Whitepower, qui m’avait dit sur son blog: “on se voit à la course de l’AVT”. (Je prends toujours littéralement ce genre d’affirmations). Quelques minutes plus tard, quand je cherchais où me placer derrière la ligne de départ, je l’ai reconnue grâce à son pantalon rouge. On a discuté un moment, avec elle et ses copains. Ils portaient des rubans noirs. Puis, une minute de silence pour Najat. Un grand nombre de coureurs levaient leurs bras avec leurs feuilles en souvenir de Najat. Émouvant ? Très. Coup d’envoi. Une course agréable, pleine de montées et de descentes, de pentes et de côtes ; mais agréable. Je me suis installé dans un rythme tranquille, je ne savais pas trop lequel (il s’est avéré que c’était une allure de 5′30″ le km), et je l’ai maintenu jusqu’à la fin. J’ai parlé pendant la course avec d’éventuels compagnons de route ; et j’ai rencontré de nouveau Whitepower, que j’ai dérangée pendant quelques kilomètres avec ma conversation anodine.

À un moment donné, j’ai eu l’impression que vraiment Najat courait à côté de moi. Ce n’était pas une hallucination, il ne s’agissait pas seulement de littérature non plus : mais c’était une sensation très puissante. Ça a duré une centaine de mètres.

Je suis entré au stade, sur la piste duquel on courait les 250 derniers mètres. En marchant sur la ligne d’arrivée, j’ai montré de la main gauche l’image de Najat sur mon dossard, j’ai levé la main droite vers le ciel bleu et ensoleillé qu’il y avait sur nous à cet instant-là. Un geste comme un autre. Je ne suis pas sûr que quelqu’un s’en soit rendu compte, mais ce n’était pas mon but de toute façon. Des trucs qu’on fait : comme ça, parce que.

Najat - Dorsal (1)

En recuerdo de Najat

Al cabo de un rato, “reconocí” a Ismael cerca de la zona de llegada: por la imagen en su camiseta y por su cabeza rapada al cero, como me había dicho por teléfono. Nos fundimos en un abrazo. Él estaba sonriente, muy entero, feliz por el homenaje. Ninguno de los dos creíamos que acabaríamos la carrera con tanta facilidad (no habíamos entrenado apenas tras el maratón de Madrid). —Ella nos ha dado fuerzas para llegar hasta meta —me dijo con toda naturalidad, señalando la imagen de Najat. Lo más curioso es que yo estaba de acuerdo.

Al llegar a casa, me di cuenta de que el dorsal trasero se me había decolorado por culpa del sudor. La próxima vez me acordaré de que hay que poner la cinta adhesiva por las dos caras de la hoja, no sólo por la externa. Pero me gusta el efecto “artístico”, el degradado que el sudor ha producido en la tinta de impresora. Otro día probaré con lágrimas naturales en el Richmond de Florida (1).

Au bout d’un moment, j’ai “reconnu” Ismael près de l’aire d’arrivée : grâce à l’image sur son maillot et à sa tête dépourvue, comme il m’avait dit au téléphone. Nous nous sommes serrés l’un dans les bras de l’autre. Il était souriant, très serein, heureux après l’hommage. Aucun des deux ne pensait finir la course avec une telle facilité (on ne s’était pas beaucoup entraînés après le marathon de Madrid). —Elle nous a donné des forces pour aller jusqu’à la ligne d’arrivée —m’a-t-il dit tout naturellement, en montrant l’image de Najat. Le plus curieux c’est que j’étais d’accord avec lui.

En rentrant à la maison, je me suis rendu compte que le dossard que je portais sur mon dos s’était décoloré à cause de ma transpiration. La prochaine fois, je me souviendrai de couvrir de ruban adhésif non seulement le recto de chaque feuille, mais aussi le verso. Mais j’aime bien cet effet “artistique”, le dégradé que la sueur a produit sur l’encre de l’imprimante. Une autre fois j’essayerai avec mes larmes naturelles au Richmond de Florida (1).

Najat - Dorsal (2)


(1) Historias de cronopios y de famas, de J.C.


(1) Cronopes et Fameux, de J.C.

© All Photos : “New Solitude News”


P.S. (via El blog de Abe). Este domingo se vuelve a hacer un homenaje a Najat. Imaginamos que será muy especial porque se realizará durante la carrera que organiza el club al que ella pertenecía (Al - Satt). Ismael estará allí y animamos a todo el que quiera/pueda a acudir [yo no podré ir esta vez].

Aquí tenéis la información al respecto:

“IX CARRERA DE AL-SATT” ALGETE (MADRID)
Distancia: 8.000 m. Salida 10 h.
Información: Antonia.delaMora@toal-sport.com / 699.78.16.17 (Toal Sport)
Polideportivo Municipal de Algete: 91.628.13.01

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